Année de célébration
(agrandir)
Il y a 20 ans, le Centre des femmes de l’Estrie accompagnait la naissance d’un tout nouveau projet, au nom quelque peu magique : ÉLIXIR. Mot évocateur d’une boisson rare, au effets mystérieux, ayant sur les êtres humains des conséquences échappant à leur volonté. Voilà trouvé le symbole d’une démarche offrant aux femmes des alternatives à leur dépendance à l’alcool et aux médicaments. Je me souviens que
cela m’a plu depuis le début. J’ai aimé l’intuition de départ qu’il y avait quelque chose de particulier dans les rapports des femmes à des substances risquant d’entraîner l’accoutumance. J’ai cru à cette approche préventive, c’est à dire celle qui intervient juste avant que des problèmes plus sérieux n’apparaissent. Et puis, le grand défi de mettre la personne au coeur de sa réflexion, de sa transformation aussi - voilà ce qui m’a convaincue du bien-fondé de ce projet.
Vingt ans plus tard, le pari est tenu. Des dizaines de milliers de femmes ont été rejointes, seules ou en groupes. ÉLIXIR est devenu un organisme communautaire autonome, dont l’expertise
est reconnue dans le milieu. Quand on prononce son nom, on ne se précipite pas dans le dictionnaire pour en comprendre le sens, on sait de qui et de quoi il s’agit, on respecte sa mission, on salue la compétence de ses employées et de ses bénévoles. Il lui reste toutefois le défi de durer. À l’heure où l’on questionne de bien des manières le rôle de l’État, j’ai la conviction qu’il faut ménager une place de choix dans la société à des organismes comme ÉLIXIR.
Il y va de la santé de nombreuse femmes, qui rajustent leur parcours à l’aide de rencontres, d’ateliers, de programmes fort variés. Il y va aussi de notre santé collective, car nous sommes les maillons d’une même chaîne. Aider les plus faibles à se renforcer, c’est donner plus de vigueur et de solidité à l’ensemble. Je souhaite donc longue vie à ÉLIXIR, pour notre bien à toutes et à tous.

Marie Malavoy, présidente d’honneur
Haut de la page